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EXPERTISE — 11

Vente d'immeuble

Sécuriser juridiquement la vente ou l'acquisition d'un bien immobilier avant toute signature.

La vente d'un immeuble nécessite une vérification rigoureuse de la situation juridique du bien et des documents liés à la transaction. Le cabinet accompagne vendeurs et acquéreurs dans l'analyse des titres de propriété, des inscriptions foncières, des éventuelles hypothèques, servitudes ou situations d'indivision.

L'objectif est d'identifier les risques juridiques avant la conclusion de la vente et de sécuriser chaque étape de la transaction immobilière.

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Avocat relisant un contrat de vente, clés à porte-clés en forme de maison posées sur un plan, maquette d'immeuble

Vérifier la situation juridique du bien avant de s'engager

Avant toute signature, la première étape consiste à établir avec précision ce que le vendeur peut réellement vendre. Cela suppose de contrôler son titre de propriété, la chaîne des transmissions antérieures, la description du bien et la concordance entre les actes, les plans et la situation sur le terrain. Une vente conclue sur une base inexacte expose l'acquéreur à des difficultés que le prix payé ne compense pas.

Pour un bien immatriculé, l'examen porte sur les mentions du titre foncier et sur les inscriptions qui y figurent. Pour un bien qui ne l'est pas, il faut s'attacher à la valeur des actes produits et à la possibilité de régulariser la situation. Dans les deux cas, cette vérification doit intervenir avant le versement de toute somme significative.

Hypothèques, servitudes, indivision : les risques à identifier

Un bien peut être grevé de charges qui ne se devinent pas à sa seule visite : hypothèque inscrite en garantie d'une dette, servitude de passage ou de vue, droit d'usage ou d'habitation, saisie ou procédure en cours. Ces charges suivent le bien et peuvent être opposables à l'acquéreur, quel que soit celui qui les a consenties.

L'indivision est un autre risque fréquent : lorsque le bien appartient à plusieurs personnes, par exemple à la suite d'une succession, le consentement de chacune est en principe nécessaire pour vendre le bien entier, et la cession de la part d'un seul peut faire naître des droits de préemption au profit des autres. Identifier les titulaires de droits, leurs quotes-parts et leur accord conditionne la validité et la sécurité de l'opération.

Promesse de vente et acte de vente

La promesse de vente, ou compromis, fixe les conditions essentielles de l'opération : désignation du bien, prix, modalités de paiement, délai de signature de l'acte définitif, sort de l'avance versée. Elle engage les parties, et ses clauses produisent des effets bien après sa signature, notamment les conditions suspensives et les clauses pénales prévues en cas de désistement.

L'acte de vente doit respecter les formes exigées par la loi et être suivi des formalités qui le rendent opposable aux tiers : enregistrement, inscription au Registre Foncier lorsque le bien est immatriculé, mise à jour du titre. Une vente non inscrite ou mal inscrite laisse subsister un écart entre la situation réelle et celle que révèlent les registres.

Accompagner le vendeur comme l'acquéreur

Le vendeur a lui aussi intérêt à une vente juridiquement irréprochable : régularisation préalable d'un titre incomplet, levée d'une hypothèque, clarification d'une indivision ou d'une succession non réglée. Un bien dont la situation est claire se vend plus facilement, dans de meilleures conditions, et expose moins son propriétaire à une action en garantie après la vente.

L'acquéreur peut, de son côté, faire examiner les documents, négocier les clauses de l'avant-contrat, suivre la signature et vérifier l'accomplissement des formalités postérieures. L'intervention de l'avocat avant la signature vise à identifier les risques lorsqu'il est encore possible d'agir sur les conditions de l'opération, et non à les constater une fois l'acte signé.

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